Полное собрание сочинений в 10 томах.

148. П. А. ОСИПОВОЙ

29 июля 1825 г. Из Михайловского в Ригу

Vous avez reçu, Madame, de Pskov une lettre inutile que j'ai anéantie. — Je vous envoie une autre de Batova et une autre de ma mère. Vous verrez quelle belle âme est ce Жуковский. Cependant comme je ne puis absolument pas me faire l'opération par Moer je viens de lui écrire pour le conjurer de ne pas venir à Pskov. Je ne sais d'où viennent les espérances de ma mère, mais il y a longtemps que je ne crois plus aux espérances.

Rocotof a été me voir le lendemain de votre départ, il eût été plus aimable de me laisser m 'ennuyer tout seul. Hier j'ai rendu visite au château de Trigorsky à son jardin, à sa bibliothèque. Sa solitude est véritablement poétique, puisqu'elle est pleine de vous et de votre souvenir. Ses aimables hôtes devraient bien se hâter d'y retourner, mais ce souhait tient trop à mon égoïsme de famille; si Riga vous amuse, amusez-vous et souvenez-vous quelquefois de l'exilé de Trigorsky (c. à. d. de Michaïlovsky), vous voyez que je confonds nos habitations et toujours par habitude.

29 juillet.

Au nom du ciel, Madame, n'écrivez rien а ma mère concernant mon refus à Moer. Cela ne ferait qu'un bruit inutile, car mon parti est pris.

 

Бібліотека ім. О. С. Пушкіна (м. Київ).
Про О.С. Пушкіна